LES GUEUX DE
Paroles:
Roger BRAN-DIZY et René MARCHAIS
Musique:
Georges BLANGY
c1904
Lorsque de son grand manteau sombre
Le soir couvre le grand
On peut les voir sortir de l'ombre,
Les malheureux, les sans logis.
Ils vont enquête d'aventures,
Sans espoir et
sans lendemain,
Rongés par la faim, la froidure,
Les yeux fièvreux, tendant la
main.
REFRAIN:
Et voilà les gueux
de Paris,
Les ventre-creux,
les sans abri,
Dont l'existence
de misère
Est
un calvaire.
Quand l'un d'eux
s'en va désormais,
La-bas, d'où l'on
n'revient jamais!
Les autres dis'nt:
encore un de guéri.
Et
voilà les gueux de Paris.
Noël!
Noël! Les cloches sonnent,
La neige tombe, il
est minuit,
Pendant qu'les heureux réveillonnent,
Les miséreux passent sans bruit;
Ils regard'nt avec insistance,
L'intérieur des grands restaurants,
Et le philosophe, en silence,
Se dit alors, en les voyant:
REFRAIN:
Et
voilà les gueux de Paris
Les ventre-creux,
les sans abri,
Dont l'existence
de misère
Est
un calvaire
Sous les ponts,
oh! Pauvres clochards,
Cachez vos visages
blafards!
Pauvreté n'est pas
vie', mais c'est l'mépris,
Pour
vous autr's, les gueux de Paris.
Dans le brouillard et
sans escorte,
Un convoi
Du cim'tière il
franchit
Un gardien dit: allons viv'ment,
Dépêchons-nous car la nuit tombe,
C'est un
pouilleux, pas de façon.
Et l'on referme cette tombe,
Sans pleurs, sans discours, sans
frissons.
REFRAIN
FINAL:
C'est encore un gueux de Paris
Don't le flot
jamais ne tarit;
Allons tous à la
fosse commune
Les
sans-fortune.
Mais quand l'heur'
du r'pos a sonné,
Egalité! Fraternité!
Oui dans la mort
vous serez tous unis
Millionair's et gueux de Paris.